Interview avec le concepteur du jeu Terrabilis

Auprès des entreprises et des collectivités territoriales, Sylvain Hatesse intervient en tant que formateur et consultant en développement durable. C’est également le créateur du jeu de plateau Terrabilis (de l’éditeur Sly Frog Games), qui a pour vocation de sensibiliser les joueurs à l’écologie responsable tout en s’amusant. Aslak Studio, son partenaire pour en développer la version jeu vidéo, lui pose quelques questions à cette occasion pour Clicdanstaville.

Bonjour Sylvain, comment t’es venue l’idée de créer le jeu de plateau Terrabilis ?

Le développement durable est un sujet extrêmement sérieux et qui peut sembler rébarbatif. Qu’est-ce que l’on fait de la Terre ? Des ressources et du climat ? Des problématiques sociales grandissantes ? Est ce que l’on continue ainsi ? Nous sommes tous concernés et pourtant tout le monde ou presque se désintéresse ou semble lassé par ces questions. Il manquait donc un jeu coopératif de gestion et de stratégie vraiment amusant pour aider à saisir les enjeux du défi écologique dans leur globalité, voilà comment l’idée de Terrabilis m’est venue.

Que va apporter le jeu vidéo par rapport à la version plateau ?

Avec la version numérique de Terrabilis, on va créer le premier jeu vidéo planétaire et coopératif sur le thème du climat et du développement durable. Le jeu vidéo sera gratuit d’accès, multijoueurs et en version bilingue (français et anglais), pour donner à chacun la chance de pouvoir se connecter et construire le pays qui leur ressemble ! Et ce n’est pas tout, les joueurs pourront aussi accéder à une plateforme multimédia pour découvrir et partager de vraies solutions alternatives !

A ta connaissance, est-ce que l’écologie est un thème correctement abordé dans les jeux vidéo ?

Les nombreux jeux et jeux vidéo relatifs à l’écologie ou le développement durable traitent souvent le sujet de façon thématique (eau ; déchet ; transport ; commerce équitable ; énergie…) et ne sont pas multi-joueurs. De ce fait, plusieurs dimensions clefs du développement durable comme les notions de coopération ou de transversalité n’apparaissent pas ou pas vraiment. La dimension pédagogique des « serious games » occulte parfois la dimension ludique indispensable à un jeu, qu’il soit physique ou vidéo.

Pour finir, quelle est la place des jeux vidéo sur ton temps libre ?

Un peu comme le cordonnier mal chaussé, je préfère passer mon temps libre loin des écrans et profiter de mes amis, de ma famille et de la nature !

Merci Sylvain pour tes réponses et à bientôt !

Pracht
Guillaume

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